I. Notre mission
Comme la voix de l’Ontario pour des soins de santé primaire régis par la collectivité, l'ACSO travaille à :
- Promouvoir une politique publique qui favorise la santé et le bien-être et qui met l’accent sur la promotion de la santé et la prévention des maladies, en agissant tout particulièrement sur les déterminants sociaux de la santé.
- Plaider en faveur de l’élimination des obstacles systémiques à la santé et se faire le champion de l’équité en santé.
- Promouvoir, dans le système de soins de santé primaires, des innovations centrées sur la personne et la communauté qui améliorent la santé et le bien-être et favorisent la durabilité des soins de santé.
- Appuyer les centres membres dans l’amélioration continue de la qualité et de l’efficience de leurs services et intervenir pour qu’ils obtiennent les ressources dont ils ont besoin pour fournir des soins de grande qualité.
- Plaider en faveur de la protection et de l’amélioration du système de santé public, en veillant à ce que
les réformes touchant ce système visent à maintenir la population en bonne santé et profitent à tous.
II. Notre vision
La meilleure santé et le meilleur bien-être qui soient pour toute personne vivant en Ontario.
- Un avenir où aucun obstacle systémique n’empêchera qui que ce soit d’atteindre son plein potentiel de santé, un avenir où chaque personne pourra faire des choix lui permettant de vivre une vie pleinement satisfaisante.
- Un avenir où les individus, les familles et les communautés seront servis par des systèmes de soins de santé dans lesquels ils auront confiance et auxquels ils pourront participer activement, et qui répondront aux besoins des personnes et des communautés de manière coordonnée et exhaustive.
- Un avenir où les personnes partageront avec leurs fournisseurs de services de santé la responsabilité
concernant leur santé et leur bien-être.
III. Nos croyances
Nous faisons nôtre la définition de la santé adoptée par l’Organisation mondiale de la santé
(OMS) :
La santé est un état complet de bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en
l’absence de maladie ou d’infirmité.
Nous croyons que :
des soins de santé primaires efficaces doivent tenir compte des déterminants sociaux de la santé, notamment
des suivants : le logement, l’éducation, l’alimentation, le revenu, un écosystème stable, des
ressources durables, l’inclusion, la justice sociale, l’équité et la paix. Ils englobent par conséquent les
soins primaires, la prévention de la maladie, la promotion de la santé, la guérison traditionnelle
autochtone, l’éducation en matière de santé, le développement communautaire durable, une approche
anti-oppression, l’action sociale, une politique publique saine, et des milieux favorables.
La gouvernance communautaire renforce la santé d’une communauté par l’apport d’un leadership qui reflète bien
la diversité des groupes qui s’y trouvent, grâce à des partenariats efficaces entre les individus, les
communautés et le personnel des centres de santé. La gouvernance par la communauté permet également le
partage des compétences, de l’expertise, des connaissances et de l’expérience de vie de tous les partenaires
afin que tous puissent contribuer à la santé de leur communauté.
Les équipes interprofessionnels de professionnels de santé constituent le moyen le plus efficace et le plus
efficient de fournir des services de qualité de façon adéquate. Ces équipes sont formées, entre autres, de
médecins, de personnel infirmier praticien, de personnel infirmier, de diététistes, de responsables de la
promotion de la santé, de guérisseurs traditionnels autochtones, de conseillers et d’autres membres du
personnel du centre et de bénévoles qui, ensemble, contribuent à la santé de la communauté.
IV. Nos valeurs
En tant qu’association dédiée à sa mission et à sa vision, l’ACSO mène des actions motivées par des
valeurs clés.
Actions de promotion – L’ACSO mène des actions pour promouvoir une politique publique saine
et des soins de santé primaires interprofessionnels gérés par la communauté et fondés sur les déterminants
sociaux de la santé.
Lutte contre l’oppression – L’ACSO s’engage à accroître l’accès, la participation, l’équité,
l’inclusion et la justice sociale en éliminant les obstacles systémiques à une entière participation; à
promouvoir des relations positives et des changements d’attitude en créant un climat ne tolérant pas les
comportements oppressifs ou discriminatoires; et à faire en sorte que l’Association reflète la diversité de
ses membres, qu’elle inclue des représentants des groupes racialisés et minorisés, conformément aux motifs
identifiés en vertu du Code des droits de la personne de l’Ontario.
Autochtones – L’ACSO attache une grande valeur aux langues et aux cultures autochtones et
appuie pleinement l’accès, pour tous les peuples autochtones de l’Ontario, à des soins de santé primaires
adaptés à leur culture et alliant des pratiques de guérison occidentales et traditionnelles. L’ACSO reconnaît
les valeurs fondamentales des autochtones que sont le respect, l’humilité, l’amour, l’affection, le courage,
l’honnêteté, la vérité et le savoir.
Services en français – L’ACSO accorde une grande valeur à l’héritage francophone du Canada
et appuie pleinement les efforts des centres membres et des groupes émergents francophones pour la
préservation et l’amélioration de l’accès à des services sociaux et à des services de santé en français,
comme le prévoit la Loi sur les services en français de l’Ontario.
Équité – L’ACSO s’assure que chaque membre ait la possibilité de participer de façon
équitable à l’Association.
Diversité – L’ACSO fait appel au plus large éventail possible de points de vue, de parcours
et de compétences des membres de l’Association pour favoriser l’émergence de programmes, de positions de
principes et de prises de décision créatifs et efficaces.
Responsabilisation – L’ACSO est ouverte, transparente et responsable devant ses
membres.
Collaboration – Le travail de l’ACSO s’effectue dans un esprit de collaboration et de
leadership partagé entre ses membres et d’autres personnes ou organismes partageant la vision de
l’Association.
Mentorat – Le personnel et les membres de l’ACSO appuient la mission de l’Association en
offrant aide et encadrement aux autres membres, aux groupes émergents susceptibles de devenir membres et aux
autres personnes ou organismes partageant la vision de l’Association.
V. Notre engagement à l’égard de
l’anti-oppression
Le conseil d’administration s’engage à intégrer les principes de l’anti-oppression dans tous
les aspects de ses politiques, processus et pratiques de gouvernance. Le conseil d’administration
veillera à :
- accroître l’accès, la participation, l’équité, l’inclusion et la justice sociale en éliminant les obstacles systémiques à une entière participation;
- promouvoir des relations positives et des changements d’attitude en créant un climat ne tolérant pas les comportements oppressifs ou discriminatoires;
- faire en sorte que l’Association reflète la diversité de ses membres, qu’elle inclue des représentants des groupes racialisés[i] et minorisés[ii], conformément à la définition du Code des droits de la personne de l’Ontario.
Le conseil d’administration croit et comprend que :
- le racisme, le sexisme, l’homophobie, l’hétérosexisme, la transphobie, la discrimination fondée sur l’âge ou sur la capacité et les autres formes d’exclusion sociale sont des manifestations de l’oppression;
- l’oppression est omniprésente, de nature restrictive, et est l’expression de rapports de hiérarchisation et de domination.
L’ACSO se focalise sur trois formes d’oppression : le racisme, l’homophobie et l’hétérosexisme et la
discrimination fondée sur la capacité.
Le conseil d’administration comprend qu’il existe des similarités, des recoupements et des différences entre
ces formes et d’autres formes d’oppression, ainsi que dans les façons dont elles se manifestent. Les
questions de pouvoir et de privilège et la façon dont elles influencent les dynamiques organisationnelles
sont également reconnues. Le conseil d’administration fait le constat de l’omniprésence et des répercussions
du racisme dans la société en général, même après des décennies d’initiatives et de mesures législatives
visant à le contrer.
Des stratégies permettront de reconnaître, d’examiner et de traiter explicitement les manifestations
systémiques, semblables, distinctes, ou qui se recoupent, de questions liées au racisme, à
l’homophobie/hétérosexime, et à la discrimination fondée sur la capacité.
Le conseil d’administration reconnaît que les communautés autochtones et francophones ont des histoires, des
besoins, des droits d’origine législative et des droits constitutionnels distincts et spécifiques.
Des stratégies viseront à encourager l’engagement et le désir de collaborer avec les communautés autochtones
et francophones en conformité avec les principes de respect, d’inclusion, de responsabilité et
d’équité.
Le conseil d’administration reconnaît que, en plus du travail anti-oppression portant sur l’accès et
l’inclusion des communautés et intervenants traditionnellement marginalisés, il est crucial d’effectuer des
changements dans la culture organisationnelle de fond et les structures, et dans les attitudes personnelles
des membres du conseil d’administration afin d’assurer une efficacité organisationnelle optimale et la
responsabilisation envers les membres.
Des stratégies bien arrêtées et proactives visant à favoriser un réel changement dans la culture
organisationnelle permettront de s’assurer que les questions liées à l’oppression seront traitées par le
conseil d’administration et que des mécanismes clairs seront identifiés pour dialoguer et interagir avec les
membres de l’ACSO tout au long du processus.
La Commission ontarienne des droits de la personne parle des termes « racialisé » et « racialisation » de la façon suivante : Alors que les notions biologiques de la race sont tombées en discrédit, ce construit social demeure un levier puissant dans la société. Le processus de construction sociale de la race est dit « racialisation ». Dans le « Rapport de la Commission sur le racisme systémique dans le système de justice pénale en Ontario », on définit la racialisation comme un processus par lequel les sociétés assoient la notion que les races sont bien réelles, différentes et inégales, de façons qui importent pour la vie sociale, économique et politique.
Lorsqu’il est nécessaire de donner une description collective de certaines gens, les termes « personnes racialisées » ou « groupes racialisés » sont préférables à ceux de « minorités raciales », « minorités visibles », « personnes de couleur » ou « non-Blancs », puisqu’ils dénotent l’aspect construit social de la race plutôt que les traits biologiques perçus.
Le terme minorisé reconnaît l’existence de facteurs sociaux, économiques, culturels et politiques qui servent à désavantager, opprimer et marginaliser systématiquement, donc à minoriser, des catégories précises de personnes par rapport à des groupes plus privilégiés ou dominants. Ces catégories sont, notamment, les personnes racialisées, les Autochtones, les personnes handicapées, les femmes, et les personnes LGBTTIQ.


L’ACSO a commandé un document de travail sur l’intégration du système et ses effets sur les CSC
